LE SIÈGE AU XIXÈME

5 avril 2013

Non classé

Le style Empire

 

Le siège est le plus souvent en acajou et est plus lourd donc moins maniable. La grâce du XVIIIème siècle disparait pour faire place à une expression solennelle.

Le dossier est toujours rembourré, il peut être soit surmonté d’un fronton, soit légèrement incurvé vers l’extérieur, soit encore droit. Les sièges à dossier droit ont une ornementation de bronze doré sur leur bandeau supérieur et sur la traverse du siège.

  • plans, les dossiers peuvent carrés ou rectangulaires.
  • Creusés, ils peuvent être en forme de pelle ou encore en gondole. Cette dernière forme connait un très vif succès.

Le siège rembourré est carré ou faiblement rectangulaire.

Les pieds avant sont droits et les pieds arrière sont à section carrée, en sabre recourbé.

La garniture : les sièges sont recouverts de velours ciselé et broché, de damas, de soie brochée, de satin, de cuir ou de taffetas. Les motifs sont les feuilles de chêne et de laurier, les rosaces, les étoiles, les palmettes, les vases et les urnes. Ces motifs sont fait d’or ou d’argent sur le rouge, le violet, le rose et le vert.

 

  • Le fauteuil est très varié sous l’Empire toutefois il y a des caractéristiques communes:
  • les accotoirs sont droits et rattachés au dossier par une palmette.
  • Les supports d’accotoirs sont dans le prolongement des pieds en forme de lion ailé, de chimère, de sphinx ou d’aigle dont les ailes sont déployés et supportent les accotoirs.
  • Les pieds avant sont en gaine, en cariatide, ou en lion en se terminant par une griffe, une palmette inversée ou par un pied nu.
  • Les pieds arrière sont toujours à section carrée, en sabre plus ou moins accentué.

 

  • La bergère a des joues pleines et un épais coussin. Elles conservent la ligne l’ornementation des fauteuils.

 

  • La chaise a un dossier rembourré ou découpé:
  • à bandeau rappelant ceux du Directoire.
  • rectangulaire légèrement incurvé vers l’extérieur.
  • droit, surmonté ou non d’un fronton.
  • En gondole, se raccordant à la ceinture, à la hauteur des pieds avant.

Les pieds arrière sont toujours en sabre et les pieds avant sont droits (à section carrée, en gaine ou tournés).

 

  • Le tabouret est très répandu. Le siège est rectangulaire et soutenu par un piètement en X entretoisé, terminé par des griffes de lion.  Le X peut se prolonger et former des bras en forme de siège curule. RECHERCHER UNE IMAGE DE TABOURET CURULE

 

  • Le canapé devient très lourd, il se rapproche désormais plus du lit que de la chaise. Le dossier et les accotoirs sont semblables à ceux des fauteuils. Le piétement peut être, à six ou huit pieds semblables à ceux des fauteuils, ou formé d’un socle très épais qui repose sur le sol. Le canapé «à la Pommier» a un dossier très bas qui tourne en avant à angle droit pour former les accotoirs.

 

  • Le lit de repos remplace la chaise longue. Il est fin et a deux dossiers soit égaux, soit inégaux, mais qui restent tout deux incurvés vers l’extérieur. Les pieds sont en sabre. La méridienne a trois dossiers: celui de la tête qui est le plus élevé, celui des pieds qui est le plus bas, et enfin le dernier dossier qui les relie et qui est pente.

 

 

Le style Restauration

 

Les sièges Restauration sont gracieux, maniables, solides et particulièrement charmants. Les bois sont cintrés pour donner plus de douceur aux lignes empruntés au style Directoire et au style Empire.

 

Le dossier au début du règne est plan mais il va s’incurver très rapidement. Le dossier gondole est courant: le bandeau supérieur est lisse ou en forme d’arc.

Le siège suit la forme du dossier: il peut être carré, rectangulaire ou légèrement arrondi.

Le piétement adopte des formes variés:

  • les pieds avant sont droits ou légèrement obliques. Les pieds arrière sont en sabre, très courbés.
  • les pieds avant sont en fuseau ou en balustre. Les pieds arrière à section carrée droits.
  • Les pieds console, galbés, renflés dans la partie supérieure par une cuisse de grenouille.

L’ornementation incrustée se trouve sur la traverse supérieure du dossier droit ou cintré. Sur la traverse du siège, on peut retrouver des filets. Les thèmes de l’ornementation sont très nombreux.

La garniture est rembourrée et souvent à ressorts. Les tissus très à la mode sont: le tissu de crin, la satin, le velours ciselé ou uni, la tapisserie avec des bouquets de grosses fleurs et des feuillages polychromes sur fond écru ou fond sombre.

 

  • La méridienne et le canapé adoptent des formes très variées.
  • la méridienne ne diffère de la méridienne de l’Empire que par l’emploi de bois clair, par l’abaissement du siège et surtout par l’ornementation.
  • La causeuse et la dormeuse sont des dérivés de la méridienne. Elles ont des dossiers incurvés et inégaux.
  • La baigneuse est arrondie à ses extrémités. Son dossier enveloppant s’abaisse d’un seul côté pour se confondre avec la ceinture.
  • Le canapé classique a un dossier droit et des accotoirs incurvés souplement qui se terminent en volute ou en dauphin. Le piétement comporte quatre ou six pieds, en console ou en balustre.
  • Le sofa est une banquette rembourrée, garnie de coussins sans plate-bande et reposant sur un socle en bois.
  • Le canapé en chapeau de gendarme a ses accotoirs égaux et renversés vers l’extérieur. Son dossier est lui arrondi en dos d’âne. Il est assez rare.
  • Le canapé en haricot doit son nom à sa forme cintrée. Il est vaste et rembourré. Il est très rare.

 

  • Le fauteuil a toujours des proportions très harmonieuses. Ce style voit naitre le fauteuil Voltaire qui sera quand même plus fréquent sous Louis Philippe.
  • le fauteuil droit a un dossier assez proche de celui de la fin de l’Empire. Les accoudoirs, avec ou sans manchettes sont incurvés et se terminent par un enroulement, par un col de cygne ou par un dauphin qui forment des supports d’accotoirs.
  • Le fauteuil gondole connait une grande vogue. Son dossier est bas, cintré et épouse la forme du dos. Les accotoirs sont galbés ou en console terminés par une volute. Les accotoirs forment une liaison souple entre la ceinture et le dossier du siège. Les bras peuvent être parfois détachés mais sans jamais rompre la ligne continue du dossier.
  • Le fauteuil Voltaire a un haut dossier rembourré. Une cambrure à la hauteur des reins le rend très confortable. Les bras aux larges manchettes reposent sur des supports d’accotoirs en cygne replié ou en volute arrondie.
  • La bergère est garnie d’un gros coussin mobile. Elle est assez lourde. Elle a la même structure (en plus vaste) que le fauteuil gondole. Elle conserve également leur ornementation et leurs incrustations.
  • Le fauteuil à dossier découpé est assez rare mais très amusant. En effet, son dossier est découpé en forme de coeur, d’éventail déployé, de lyre ou de vase.

 

  • La chaise suit la même évolution que le fauteuil.
  • la chaise à dossier droit ou légèrement enroulé est fréquente au début du style. Elle est légère et élégante, c’est un modèle très apprécié.
  • La chaise gondole est très fréquente. Sa large traverse supérieure du dossier est cintrée. Ses montants sont incurvés et rejoignent doucement la ceinture à la hauteur des pieds avant.
  • La chaise à dossier découpé conserve la silhouette gondole mais une lyre, un éventail, un vase, un demi-cercle, ou des croisillons constituent la partie dorsale.
  • La chauffeuse a un haut dossier rembourré et cambré semblable à celui du fauteuil Voltaire. Le siège est assez bas.
  • La chaise de bureau est un fauteuil rond, pivotant sur un pied tripode, et dont le dossier est formé d’une traverse supérieure cintrée reposant sur un motif découpé ou sur deux montants.

 

  • Le tabouret est toujours présent en très grand nombre. Il est plus léger. Son piétement en X, souvent terminé par une boule de bois foncé ou par des griffes de lion, supporte un siège rectangulaire. Notons que certains tabourets peuvent avoir des accotoirs renversés vers l’extérieur, rappelant les sièges curule. Ils sont très élégants.

 

 

Le style Louis-Philippe

 

Le siège Louis-Philippe est confortable et solide. Sa silhouette est assez massive mais adoucie par les angles.

Les dossiers peuvent être doits et rectangulaire ou bien en gondole.

Les sièges sont rectangulaires ou en demi cercle.

Le piétement est souvent garni de roulettes. Les pieds avant sont soit galbés en forme de console avec la partie supérieure renflée en cuisse de grenouille, soit ils sont droits, tournés ou cannelés. Les pieds arrière, eux, sont à section carrée et en sabre.

La garniture du siège est rembourrée de crin ou bien à ressorts. Elle peut être très variée: crin noir, soie uni ou imprimée, velours uni ou à motif géométrique, tapisserie à bouquet de fleurs.

 

  • Le fauteuil est très important dans les salons Louis-Philippe.
  • le fauteuil droit a un dossier plan, légèrement incurvé vers l’arrière. Les accotoirs à section carrée ont des supports en console terminés par une volute. Les accotoirs qui sont eux à section ronde dessinent un mol enroulement qui repose sur un dé de raccordement, sculpté d’une palmette. 
  • Le fauteuil gondole est très fréquent. Comme sous la Restauration, son dossier cintré est prolongé en pente douce par des accotoirs qui reposent sur des supports en console.
  • Le fauteuil Voltaire se répand réellement sous Louis-Philippe malgré son apparition sous la Restauration. Il conserve sa silhouette cambrée mais les supports d’accotoirs autrefois en cygne replié ou en volute arrondie disparaissent et laissent place aux consoles à la mode à l’époque Louis-Philippe.
  • Le fauteuil crapaud entièrement recouvert de tissu, sans ébénisterie apparente, est une grande nouveauté. Son dossier est cintré et légèrement arrondi dans le haut. De hautes franges dissimulent les pieds.
  • Le fauteuil à haut dossier est arrondi et garni d’une poignée dans sa traverse supérieure, fait son apparition. Le siège est vaste et profond. Les accotoirs à manchettes ont des supports sinueux et légèrement sculptés qui rejoignent les pieds avant, faiblement galbés.
  • La bergère n’est autre qu’une variété du fauteuil classique ou du fauteuil gondole. Ses joues pleines, son coussin de duvet la rendent confortable.

 

  • Les chaises sont très variées et jolies. Elles se différencient par la forme de leur dossier: droite, droite avec la traverse supérieure incurvée légèrement vers l’extérieur, et en gondole. Ces dossiers, rarement rembourrés, sont le plus souvent ajourés de croisillons, de barrettes, de barreaux plats ou d’acanthe. Les pieds arrière sont en sabres. Les pieds avant terminés ou non par une petite volute sont soit droits, tournés en balustre en anneau, soit légèrement galbés, avec ou sans «cuisse de grenouille».

La chauffeuse a un piétement semblable à celui des chaises. Elle est très basse mais a un haut dossier rembourré. Il existe un modèle de chauffeuse sans ébénisterie apparente qui ressemble au fauteuil crapaud.

  • Le tabouret est en forme de X. Il est lourd et dépourvu d’ornementation. Il est beaucoup moins apprécié qu’auparavant. En effet, il tend à disparaitre durant cette période.
  • Le canapé et la méridienne jouent un rôle important. Il n’y a pas de salon Louis-Philippe sans canapé ou sans méridienne.

Le canapé classique à trois ou quatre places, ressemble à un fauteuil droit élargi. La traverse supérieure du dossier peut être lisse, mouvementée ou formée de trois dossiers accolés.

La méridienne garde la forme adoptée sous la Restauration. Les incrustations de bois clair disparaissent. Les pieds assez lourds sont en large volute.

 

 

 

Le style Napoléon III

 

Le Second Empire est par excellence l’époque des sièges. Jamais à aucune époque, on ne fabriqua autant de chaises, de fauteuils, de tabourets, de canapés et de poufs de toutes sortes.

Certains modèles sont de pures et simples copies, de grande qualité, d’anciens modèles de sièges Louis XV ou Louis XVI.

Vers 1860, on commence à fabriquer des sièges de rotin ou de manille pour les jardins d’appartement, mais leur succès ne s’affirmera que quelques années plus tard: au début de la IIIe République (1871).

 

  • Le pouf est le meuble par excellence à la mode. Il est soit entièrement capitonné et orné d’un volant qui tombe jusque’à terre pour cacher la menuiserie, soit avec un plateau rembourré et quatre pieds courts en bois sculpté, réunis par deux entrejambes en X et représentant des cordes, du bambou ou de la rocaille.

 

  • Le tabouret imite parfois le style antique en X, mais le modèle le plus prisé se compose d’une figure sculpté (personnage mythologique par exemple) supportant un large coussin carré capitonné.

 

  • Le confident et l’indiscret sont des inventions du Second Empire.

- Le confident est composé de deux fauteuils accolés et inversés (capitonnés ou non), réunis par la traverse supérieure du dossier qui forme un S plus ou moins prononcé.

- L’indiscret possède, par rapport au confident, un siège supplémentaire, perpendiculaire aux deux premiers. La traverse du dossier a la forme d’une hélice à trois places.

 

  • Les canapés sont très variés à deux ou trois places. Ils peuvent être de tous les styles.

La borne est le modèle le plus caractéristique. Elle est composée de trois canapés à deux places, adossés autour d’un socle triangulaire dont le plateau supporte parfois un motif ornemental (bronze, céramique, bois doré). Les dossiers sont largement évasés.

 

  • Pour ce qui est de la chaise, il est difficile de dégager des caractères communs, hormis peut-être l’amenuisement de la ceinture qui est moins haute que dans les styles précédents. Les modèles les plus répandus à l’époque sont:
  • la chaise à dossier médaillon repose sur quatre pieds légèrement courbés. Le siège est canné. Le dossier en forme de simple médaillon repose sur deux jambages.
  • La chaise «bambou» a les pieds et les montants du dossier en imitation de bois de bambou. Le siège et le dossier sont rectangulaires.
  • La chaise «corde» possède des lignes de style Louis XV et Louis XVI. Elle est en bois noir sculpté imitant les tresses et les noeuds d’une corde. Le plateau du siège est recouvert de soie.
  • La chaise chinoise est en bois laqué noir et or avec des incrustations de nacre ou d’ivoire. Elle peut être de formes très différentes: elle est le plus souvent basse et de structure rectiligne ou plus haute et de ligne Louis XV.
  • La chauffeuse peut être traitée en bambou, en laqué noir, en papier mâché, et en bois doré. Elle a un siège bas et un dossier rectangulaire également un peu élevé.  Le capitonnage du siège se termine parfois par des franges ou des glands traînant jusqu’au sol et masquant donc les pieds.s
  • La chaise à capitons est une siège basse entièrement capitonnée (le bâti de la chaise n’apparait pas du tout). La chaise est terminée par un volant de tissu qui dissimule entièrement les pieds.
  • La chaise charivari est en bois doré ou noir. Elle a un dossier à barreaux tournés. Le siège est capitonné.
  • Le fauteuil du Second Empire imite, d’une manière générale, les styles précédents. On le retrouve légèrement abaissé. Les bras et le siège proprement dit  sont nettement évasés dans le but de respecter les crinolines (structure métallique que l’on place sous la robe afin de donner du volume). Le capitonnage est très répandu.

Le fauteuil crapaud, apparu sous Louis-Philippe, est d’usage courant sous le Second Empire.

Le fauteuil gondole de style Empire est toujours en vogue.

Le fauteuil de papier mâché, incrusté de nacre ou peint, imite de manière caricaturale les styles Louis XV et Régence.

 

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