LE SIÈGE AU XVIIIÈME

5 avril 2013

Non classé

 

Le style Régence

 

C’est un style transitoire et il se situe aux environs de 1700 à 1730.

Les sièges sous la Régence sont moins encombrants et plus pratiques qu’auparavant.

On ne trouve plus de pieds en balustre ou en gaine. L’entrejambe disparait tout doucement, on le rencontre encore souvent mais il est plus léger et mouluré en forme de X, plus qu’en forme de H.

 

  • Les fauteuils

Le dossier du fauteuil est plus bas mais sa forme reste droite et l’assise va prendre une forme trapézoïdale.

Les consoles d’accotoirs, qui est la partie verticale qui soutient l’accotoirs et qui est dans le prolongement des pieds, et bien avec le style Régence ces consoles d’accotoirs ne sont plus alignées avec les pieds. En effet, celles-ci vont reculer pour que cela soit plus confortable pour les femmes qui portent des robes à panier.

Les accotoirs sont maintenant garnis d’une embourrure  recouverte de tissu. Les lourdes volutes qui étaient très répandues sous Louis XIV disparaissent pour laisser place à un feuillage stylisé. Le haut du dossier est finement sculpté.

Les pieds sont en pied-de-biche ou en S, obliques ou non. Ils sont ornés de feuilles d’acanthe qui vont s’épanouir dans le haut du pied et qui sont enroulées à son extrémité.

Le fauteuil Régence est donc plus confortable. La sculpture du bois est très fine, les tissus qui recouverts les fauteuils sont beaucoup moins chargés qu’auparavant.

 

  • Les chaises ont les mêmes caractéristiques que les fauteuils sauf qu’elles n’ont pas d’accotoirs. Les proportions sont très belles.

 

  • Les bergères à oreilles sont une version du fauteuil à confessionnal, apparu sous Louis XIV. Les fins motifs décoratifs du dossier, des accotoirs, ainsi que le piétement sont semblables à ceux des fauteuils. On ajoute à ce siège un coussin de plume pour le rendre plus confortable.

 

  • Les tabourets de forme carrée ou rectangulaire ont une ceinture et un piétement semblable à ceux des fauteuils. On en produit beaucoup.

 

  • Les banquettes d’applique sont placées le long du mur des vestibules ou des grands salons. Leur piètement à quatre ou six pieds et leur ceinture sont semblables à ceux des fauteuils.

 

  • Les canapés sont plus nombreux que sous Louis XIV. Ils résultent en quelque sorte de la soudure de deux ou trois fauteuils. Leur piètement est avec ou sans entrejambe. En effet, les canapés n’auront de forme particulière que sous Louis XV.

 

  • Le lit de repos comporte deux dossiers égaux, à bois apparent et chantourné, autrement dit contourné: le contour de cette surface est formé d’une suite de courbes et de contrecourbes. Les pieds sont assez bas, cambrés et  garnis de fines sculptures. Ce lit est couvert d’un matelas peu épais et garnis de deux rondins.

 

  • La chaise longue est d’une seule pièce, avec ou sans bout de pieds. Elle n’est qu’un fauteuil (ou une bergère) allongé avec six pieds cambrés, ornés de feuilles d’acanthe sculptées. La ceinture est en arbalète (forme d’arbalète) ponctuée de coquilles. Un coussin plat, d’un seul tenant recouvre la chaise longue.

 

 

Le style Louis XV

(topo sur l’époque)

Les fauteuils, les chaises, les canapés, et les lits de repos abondent à cette période. Leur forme gracieuse et légère ne nuisent en rien à leur confort. Leur ornementation et leur mouluration demeurent fine et délicate. Les sièges sont plus moelleux grâce à l’invention de «l’élastique» qui n’est autre que le ressort d’aujourd’hui.

En hêtre, en noyer, ou en chêne ces meules sont plus souvent peints de plusieurs tons. Le bois naturel est réservé aux sièges ordinaires et aux sièges cannées. Les sièges les plus richement ouvragés sont parfois dorés. Vers la fin du style Louis XV, les sièges blancs et vernis deviennent à la mode.

Les dossiers s’arrêtent à la hauteur des épaules pour permettent de s’adosser sans déranger l’ordre des coiffures. Si le dossier est droit, le siège est dit à la reine. Si le dossier est concave, il est dit en cabriolet. Tous les dossiers ont une forme plus ou moins, violonnée (en forme de violon). Le sommet des dossiers peut représenter des formes très différentes: arrondi, en arbalète, à double échancrure, à échancrure centrale, fleurette dressée ou rose.

Les pieds sont cambrés en S garnis d’une feuille d’acanthe et se terminent par un enroulement appelé «roquillard» . L’entretoise disparait.

Tous ces sièges peuvent être cannés.

  • Le fauteuil cabriolet ont un dossier concave et violonné. C’est le fauteuil le plus courant à l’époque. Il est facile à transporte: c’est le fauteuil de conversation.

 

  • Le fauteuil bergère est bas et profond, aux joues pleines. Il est rendu confortable grâce à un épais coussin de plume reposant sur un fond de sangles croisées. Il en existe plusieurs variantes:
  • la bergère en gondole a un dossier assez haut en demi-cintre et des accotoirs très courts.
  • La bergère en confessionnal ou à oreilles a un dossier haut et plan, muni de deux oreilles en équerre.
  • La bergère ponteuse ou voyeuse a son dossier surmonté d’un accoudoir qui permet à un spectateur resté debout de suivre la partie d’un joueur.

 

  • Le fauteuil de commodité est bas sans bois apparent au dossier. Il comporte un coussin, un rondin et des joues pleines qui le rendent très confortable.

 

  • La marquise est une bergère très large où deux personnes peuvent s’asseoir. Son dossier est très bas. On l’appelle parfois «demi-canapé».

 

  • Le fauteuil de cabinet ou de bureau est en bois apparent. Ce fauteuil est très souvent canné ou en cuir avec un dossier bas en gondole. Les accotoirs courts sont dans le prolongement du dossier. Sa forme est spéciale: le siège est courbe à l’arrière et  à l’avant forme une saillie arrondie supportée par un pied . Les trois autres pieds sont répartis de façon symétrique.

 

  • Le fauteuil de paille est très répandu grâce à Mme de Pompadour. Son piètement comporte quatre pieds cambrés. Son dossier comprend trois ou quatre traverses découpées en arbalète, ses bras légèrement sinueux reposent sur des consoles reculées.

 

  • Le tabouret est pliant en forme d’X ne se trouve plus que dans les pièces de grand apparat. Il existe dans toutes les tailles, mais il est plus apprécié lorsqu’il est muni de quatre pieds cambrés et d’une ceinture moulurée et sculptée.

 

  • La chaise a toutes les caractéristiques du fauteuil sauf qu’elle n’a pas de bras.

 

  • La voyelle est une chaise avec un dossier bas surmonté d’un accoudoir, sur laquelle on s’assoit à califourchon pour suivre une partie de cartes.

 

  • La banquette ou forme a un piétement classique. La ceinture est moulurée et sculptée et les pieds cambrés.

 

  • Le canapé est très à la mode. Il a gardé la silhouette élargie des fauteuils et des bergères. Il est à bois apparent mouluré et sculpté, il a six ou huit pieds cambrés. Ses accotoirs sont reculés et garnis de manchette. Les joues du canapé peuvent être pleines ou non. Son siège peut être tendu comme celui du cabriolet ou recouvert d’un moelleux coussin de plumes comme la bergère. Il existe plusieurs variantes qui portent des noms étonnants:

- Le sopha a un siège très bas

- L’ottoman en forme de corbeille, a un dossier qui forme une courbe sinueuse.

  • La paphose
  • Les vielleuses sont placées de chaque coté de la cheminée ont deux accotoirs inégaux reliés par un dossier incliné.

 

  • Le lit de repos avec deux grands accotoirs égaux, se nomme: la turquoise mais on peut la rencontrer avec un seul accotoir. Un matelas de plume, des coussins et des rondins le rend encore plus confortable.

 

  • La chaise longue est l’intermédiaire entre le lit de repos et le canapé. C’est une bergère allongée avec un matelas de plume, un rondin et un carreau.

La duchesse en bateau est d’une seule pièce. Son bout de pied est en forme de bergère très basse.

La duchesse brisée se compose de plusieurs parties: la bergère, le tabouret de milieu et le bout de pied. On peut la trouver sans tabouret de milieu.

 

  • La chaise d’affaires ou chaise percée est très courante. Le caisson en bois massif à panneaux moulurés et sculptés reposent sur des pieds bas et cambrés. Le couvercle et le dossier à bois apparent sont cannés, mais il en existe en plaquage ou parfois en marqueterie très fine.

 

Le style Louis XVI

 

 

Les sièges, les fauteuils, les chaises et les canapés de cette époque ne sont pas aussi  confortables que sous Louis XV. En hêtre, en chêne, ou en noyer ils sont très souvent cirés ou peints comme les lambris. Ce n’est que peu après la naissance de ce style qu’on les trouve en acajou.

Les sièges dorés sont réservés pour le mobilier d’apparat.

Les sièges sont construits par un «maître menuisier» sculpté par un «maître sculpteur ornemaniste». Les sièges ont toutes leurs parties bien délimités et leur assemblages très lisibles contrairement aux sièges Louis XV. Les courbes sinueuses et continues disparaissent. Les pieds sont droits. Les dossier est raide. Les accotoirs sont stricts. En on a transformé les modèles inventés précédemment en le mettant à la grecque.

Le charme de ces sièges résident essentiellement dans leur élégante silhouette et dans leur ornementation très variée qui court sur le dossier et ses montants, la ceinture et les accotoirs.

 

Le dossier à la reine ou en cabriolet est parfois garni d’un noeud à leur sommet. Les montants des dossiers peuvent être simple ou en forme de colonnettes surmontées d’une pomme de pin ou d’une grenade.

Le dossier à la reine: dossier plat qui peut être carré ou rectangulaire. Les angles supérieurs qui constituent le dossier en chapeau sont très caractéristiques du style Louis XVI.

Le dossier en cabriolet: dossier cintré qui peut être carré, rectangulaire, en médaillon rond ou ovale le plus souvent.

 

Les sièges autrement dit l’assise ont aussi de nombreuses formes: droit sur l’arrière, en trapèze, en fer à cheval, rond ou carré. La décoration de la ceinture assortie à celle du dossier sont caractéristiques de l’époque.

 

Les pieds sont toujours droits. Ils sont rarement en gaine, mais plus généralement tournés en carquois c’est-à-dire en forme de colonne amincie vers le bas et cannelée verticalement ou en spirale. Le bas du pied est terminé par une boule ou un dé qui repose sur le sol. Tandis que le haut après un rétrécissement est en cube: il s’agit du dé de raccordement qui réunit la ceinture et le pied. Il est orné d’une rosace carrée en feuille d’acanthe, d’un motif de mouluration circulaire ou d’une marguerite. Vers la fin du style, les pieds de derrière sont carrés, légèrement recourbés vers l’extérieur, prolongeant directement les montants du dossier dits en sabre.

 

Le revêtement: les sièges peuvent être recouverts de tapisserie de Beauvais et d’Aubusson. Ils sont en soie lyonnaise lorsqu’ils sont destinés au pièce d’apparat. Les autres sièges sont plus couramment en velours côtelé, en toile de Jouy… On peut aussi les trouver, quelque soit leur forme, cannés et garni d’un carreau.

 

  • Le fauteuil a des accotoirs en retrait toujours garnis de manchettes qui se raccordent au dossier par une courbe plus ou moins prononcée et se termine en avant par une volute très simple reposant sur des consoles. Ces consoles, qui ont une forme incurvées caractéristiques, rejoigne la ceinture du fauteuil en façade, à l’aplomb des pieds du devant. Ces consoles sont également moulurées, ou ornées de motifs semblables à ceux de la ceinture. On trouve aussi des consoles d’accotoirs droites en forme de balustre, uni, cannelé ou en spirale.  La variété des fauteuils est toujours très grande. Les différentes sortes de fauteuils:
  • Le fauteuil à la reine et en cabriolet ont des proportions parfaites qui les rendent très élégants.
  • La bergère avec son coussin douillet connait toujours une grande vogue. Elle se fait soit gondole, soit en confessionnal, soit en marquise.
  • Le fauteuil de cabinet et le fauteuil à coiffer deviennent plus raides mais conservent le plus souvent leur cannage.

 

  • Le canapé est assorti au fauteuil. Avec son dossier carré, en chapeau ou en médaillon, il a les même consoles d’accotoirs, qui peuvent être en balustre ou recourbés en arrière… Le dossier peut être en corbeille. Le canapé s’appelle ottoman, comme sous Louis XV, quand les joues pleines sont en forme d’ellipse et confident lorsque, que de très grande taille, il est flanqué aux extrémités, au delà des accotoirs, de deux places supplémentaires. On note également l’arrivée du canapé d’alcôve qui se compose de trois dossiers plans moins haut que ceux du lit à la turque. Mais sa silhouette et son ornementation ressemble à ce dernier.

 

  • La banquette rectangulaire et le tabouret carré, ovale, ou rectangulaire ont le même piètement que les autres sièges. Le tabouret adopte le piétement en X, dès 1770: Marie Antoinette en commande quarante pour le château de Compiègne.

 

  • La chaise longue ou duchesse continuent à être soit d’une seule pièce, soit «brisée» en trois morceaux: le bout de pied, le tabouret et la bergère.

 

  • La chaise sous Louis XV avait toutes les caractéristiques des fauteuils. Sous Louis XVI, la création des menuisiers s’est exprimé avec plus de fantaisie: les pieds et le siège sont semblables à ceux du fauteuil, mais les dossier est plus varié. On trouve bien sûr des dossiers garnis de tissus carrés, en hôte, en médaillon, ou en chapeau, mais on trouve aussi des dossiers ornés d’un motif ajouré de bois découpé et sculpté en forme de corbeille, de lyre, de gerbe ou plus rarement, en forme de montgolfière. Parfois une série de colonnettes fuselées ou cannelées forment de légères arcatures. Les bois peuvent être peints, cirés ou dorés.

 

  • Le siège de paille, «à la capucine» devient très élégant. Il peut être tournés ou ornés de quelques sculptures, leurs dossiers en chapeau ou en fronton les différencient des sièges Louis XV, en effet un faisceau de minces baguettes forme l’arcature en forme de gerbe, de lyre, ou de fuseau.

 

 

Le style Directoire

 

Les sièges sont légers, élégants, sveltes, sans pour autant être fragiles.

 

  • Le fauteuil souvent en bois fruitier, en hêtre peint ou en acajou, est recouvert soit de velours uni, gaufré, ou brodé, soit de satin uni ou rayé, soit de damas. Les couleurs à la mode sont le brun égaillé de dessins à l’antique en rouge, en vert ou en jaune.  

Les dossiers sont très variés, ils sont rarement pleins et rembourrés mais plus souvent découpés.

  • Le dossier à corne
  • Le dossier à crosse
  • Le dossier à bandeau

Les pieds de devant, droits, sont le plus souvent tournés, en carquois, en balustre, ou en colonnette. Les pieds arrière, eux, sont recourbés vers l’extérieur en forme de sabre sont toujours à section carrée. Le dé de raccordement des pieds et de la ceinture est formé par un losange garni au centre d’une rosace ou d’une marguerite (sous Louis XVI c’était un carré).

Les sièges curules à la romaine sont rares, le piétement et les supports d’accotoirs dessinent deux X.

Les accotoirs à section carrée se terminent soit par des boules, soit par de petites volutes. Les consoles d’accotoir sont en forme de balustre, de colonnette garnie de bagues ou de dents de scie en léger relief.

Sur les très beaux sièges, les accotoirs se terminent par des têtes de lion ou d’aigle. Les consoles sont alors en buste de femme, en génie ailé ou en sphinx que l’on va retrouver dans le piétement.

 

  • La bergère avec ses joues pleines, son dossier rembourré et son coussin de plumes, est très élégante et confortable. Elle constitue une survivance du Louis XVI.

 

  • Le canapé, un peu raide, a le même piétement, la même ornementation, les mêmes accotoirs que les fauteuils. Ses nombreuses variantes ont disparu.

 

  • Le lit de repos, long et étroit, remplace la chaise longue. À l’antique, avec ses deux dossiers inégaux cambrés ver l’extérieur et ses pieds en sabre, il a été rendu célèbre par Mme Récamier.

 

  • La méridienne est un lit de repos à trois dossiers inégaux. Le chevet est relié au pied par une courbe sinueuse. On trouve parfois des méridienne qui n’ont qu’un dossier.

 

  • Les chaises en bois fruitier, en acajou, en bois peint, ont les mêmes caractéristiques que les fauteuils à l’exception des accotoirs. Elles sont légères et décorative. La chaise gondole est une des rares nouveautés du Directoire: elle est assez basse avec un dossier arrondi et enveloppant qui vient rejoindre en pente douce la ceinture du siège. Son piètement est semblable à celui des autres chaises.
  • Le klismos grec entame un renouveau au cours du XIXe siècle européen avec la mode du classicisme et les découvertes archéologiques.

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