LE SIÈGE SOUS LOUIS XIV

5 avril 2013

Non classé

 

À partir de 1661 et jusqu’à la fin de son règne Louis XIV (1715), monarque absolu de droit divin va imposer son style à toutes les créations artistiques de son règne comme il impose sa politique à ses ministres.

Ils ont à la Cour une signification importante: les fauteuils viennent honorer les hôtes de marque, les carreaux (coussins mobiles de forme carrée qui garnissait les sièges ou que l’on posait par terre (XVIIème/ XVIIIème siècle) sont réservés aux personnes les moins titrées.

  • Le fauteuil de cette époque est représentatif de la majesté de Louis XIV. Il est très riche en matière: doré ou en bois naturel. Il peut être recouvert de tissus précieux et délicats comme le brocart d’or ou d’argent, le velours, le damas, le point de Hongrie, le satin blanc de Chine. Le tissu est fixé par de petits clous cachés sous une frange de laine et de soie.

Le dossier droit est désormais plus haut que large  (le dossier qui était plus large que haut a totalement disparu). Le dossier est rembourré sans bois apparent.

Les accotoirs sont incurvés et se terminent en volute ou en crosse en bois. La manchette qui est la partie rembourrée du bras de l’accotoir est encore très rare dans ce style. Les accotoirs reposent sur des montants droits qui peuvent être en balustre ou en console. À la fin du règne de Louis XIV, les accotoirs se reculent. Ce recul va permettre de distinguer un fauteuil Louis XIV, d’un fauteuil fin de style ou encore d’un fauteuil Régence.  Notons qu’il existe, évidemment, des fauteuils beaucoup plus simples dont les éléments de bois ne sont pas sculptés, ni moulurés, mais tout simplement arrondis. Les accotoirs se terminent en une sorte d’arrondi élargi, appelé bec de corbin. Solides, ils ont été fabriqués très abondamment et souvent vendus aujourd’hui comme étant de style Louis XIII à cause de leur simplicité.

Les pieds sont en gaine, en balustre et surtout en console. Ils reposent sur des griffes de lion, des boules aplaties, un élément carré du balustre ou encore sur un petit cube placé juste en dessous d’une volute de la console.

L’entrejambe, qui est l’espace reliant les pieds du siège, est toujours aussi important. Il peut être de deux manières:

  • En forme de H comme sous Louis XIII. Cette forme est encore fréquente au début du style Louis XIV. Les traverses qui forment l’entrejambe peuvent être en accolades (on dit aussi à os de mouton qui sont d’époque Louis XIV et non Louis XIII), tournées ou encore en volutes affrontées.
  • En forme d’X qui apparaitra un peu plus tard. Il s’agit de quatre consoles qui se réunissent au centre formant ainsi un motif important. Au fur et à mesure que le règne de Louis XIV avance, le X s’affine et les moulurations apparaissent et sont de plus en plus soignées.
  • Le fauteuil en confessionnal est l’ancêtre de la bergère. Ce siège est destiné aux prêtres pour entendre les confession (d’où le nom en confessionnal). Au départ, il était à oreilles percées. Mais, par la suite les oreilles ont été laissées pleines.
  • Le lit de repos qui avait fait son apparition sous Louis XIII est de plus en plus courant sous Louis XIV. Il est long et étroit reposant sur huit pieds en balustre, en console ou en gaine, reliés par des entrejambes. Le dossier  est bas et placé à la tête.
  • Le canapé  est un dérivé du lit de repos. Il est trois fois plus important en taille qu’un fauteuil. Son piétement est le même que celui des sièges à la différence que lui possède six ou huit pieds.
  • Le caquetoire ou chaire basse que l’on retrouve et qui n’a pas évolué avec le style Louis XIV.
  • La banquette qui est appelée aussi «forme» a quatre ou six pieds en balustre soutenant une assise rembourrée.
  • La chaise en paille dite «à la capucine» est peinte en noir, en vert ou en rouge «façon Chine». C’est une chaise très répandue.
  • La chaise à dos a toutes les caractéristiques du fauteuil de style Louis XIV à la différence qu’elle ne possède pas d’accotoirs.
  • Le placet est un tabouret carré ou rectangulaire, à quatre pieds droits doré en balustre, en gaine ou en console avec une entretoise en H ou en X.
  • Le ployant est en fait un pliant mais réalisé dans de somptueuses matières et luxueux tissus. Le X de bois peut être sculpté en forme de console ou de balustre et peut être également doré. On sait même qu’il y en a eut en argent massif.

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